Le mariage musulman en France et au « bled »

22/07/11 - 14h10

Le mariage musulman en France et au « bled »

Le mariage est le début d’une nouvelle aventure pour les jeunes époux. Pratiquant ou non, s’unir devant Dieu renforce la solennité de l’engagement mutuel. Chaque pays, selon sa coutume et sa religion, pratique une bénédiction nuptiale en conformité avec ses lois nationales et ses traditions. Pour les musulmans, le mariage religieux revêt une toute autre dimension. Dotée d’une valeur légale, l’union célébrée devant un Imam est assortie au respect des formalités obligatoires, sous peine de nullité. Mais en France, comme dans les pays européens, le mariage religieux est simplement considéré comme un engagement sacré, n’ayant aucune valeur

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juridique.

En France, le mariage religieux est un sacrement. N’ayant aucune valeur contractuelle reconnue aux yeux de la loi et de l’Etat, une telle union devant un rabbin ou un prêtre, selon le cas, doit être préalablement validée à la mairie pour prendre tout son sens.

Au bled, un mariage religieux, dit Fatiha,  zawaj ou Nikâh pour les musulmans, est bien plus qu’une union devant Dieu. En effet, le mariage musulman, même sans cérémonie civile préalable, représente un véritable contrat passé entre l’homme et la femme. Célébré par un Imam à la mosquée ou chez les parents des fiancés, le mariage religieux musulman exige l’engagement consensuel des deux futurs mariés en présence des témoins.

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L’Islam réglemente la cérémonie religieuse. Cette union réunit à la fois la forme religieuse, par la lecture des passages du Coran, et la forme civile, par la remise d’un certificat de mariage. Si le mariage d’un non musulman et d’une musulmane est interdit, celui d’un musulman avec une non musulmane est, quant à lui, autorisé. La prérogative reconnue à un musulman d’avoir plusieurs épouses disparaît en France, conformément au principe
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de la monogamie.

 

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